Côté bouton et de l’autre côté. La bouterolle, côté gauche et du côté droit. ou politiques. Elle peut s’analyser en deux sous constituants solidaires, l’arc de jointure formant plateau et ses trois branches secondaires. Ce dernier, large en haut de 5 millimètres à sa prise sous le bec de la calotte et présentant à ce niveau une légère excroissance en « bec de lièvre », va en s’élargissant progressivement et uniformément vers le bas où il se trouve alors large de 3, 5 centimètres. Il continue ensuite à s’élargir pour former un plateau ajouré, lui-même large de 6, 5 centimètres à hauteur du nœud de corps, avant de s’amenuiser et se terminer en ogive formant en quelque sorte quillon et presque dans l’axe. Les « crevées » de part et d’autre, longues chacune de 9 centimètres, sont occupées au centre au niveau du nœud de corps par un annelet. Cette disposition est très courante sur une bonne partie des « petits Montmorency », en particulier les militaires. Le côté droit comporte sur le bord deux appendices trapézoïdaux en balconnet supportant la base des branches secondaires avant et arrière qui prennent en haut directement sur l’arc principal. Elles sont chacune en forme de S stylisé, se terminant en crosse pleine, et très étiré et distantes sur l’arc de 4 centimètres l’une de l’autre. Enfin, une branche ternaire dérivée de la supérieure à son tiers avant. L’extrémité se développe entre les deux en arrondi pour se conclure sur celle du bas en crosse plus refermée. L’ensemble de cette monture, bien que sans apprêt ornemental particulier, reflète un aspect léger, d’une sobre élégance, tout en étant pratique et fonctionnel en offrant une protection efficace de la main de l’utilisateur. Il faut noter, pour être complet, que de nombreux sabres de ce type, essentiellement durant la période révolutionnaire, ont été construits avec des montures à branches tournantes, souvent dentelées sur les bords de façon à s’emboîter étroitement les unes sur les autres une fois refermées. Cette mode semble avoir disparu à la fin du Directoire, presque en même temps que les « politiques » et, en tout état de cause, ne fut jamais reprise par la suite, sauf cas d’exception relevant d’initiatives personnelles. Le fourreau Il est en fort cuir de vache noirci et comporte deux garnitures en laiton, mode normal sur baudrier de ceinturon pour les armes d’infanterie. La chape, longue de 6 centimètres, est agrémentée au double trait en haut comme en bas et est découpée en accolade simple à sa base et sur ses deux faces. Elle comporte un bouton ovoïde à son quart inférieur pour la mise en place sur un baudrier. La bouterolle, longue pour sa part de 10 centimètres, est également découpée en accolade à sa partie supérieure puis ornée au double trait un peu en dessous. Elle présente à sa base et à l’avant un dard en demi lyre découpé en larges accolades sur sa face avant. Sur d’autres exemplaires, ce dard peut aussi être en lyre complète ou très souvent se limiter à un simple bouton. Là encore les variantes sont nombreuses. De même, il est à l’occasion possible de rencontrer des fourreaux à trois garnitures et à deux anneaux de bélière. Cette disposition suppose un système de port identique à celui de la cavalerie ou des dragons et semble avoir été surtout en usage pour des officiers montés lors des déplacements. Enfin, pour être aussi complet que possible dans ce domaine, on ne signale aucun fourreau semi métallique ou entièrement métallique pour les « petits Montmorency »,
alors que la fabrication en était apparue dès la fin de l’Ancien Régime avec principalement alors usage du cuivre ou du laiton. Conclusion Il en est des armes comme des modes, certaines ont durablement marqué leur époque au point de s’y identifier sur le plan historique. Ainsi le fusil Chassepot pour la guerre franco-prussienne de 1870/1871 ou du fusil Lebel pour celle de 1914/1918, mais du moins ces derniers étaient parfaitement réglementaires. C’est donc aussi le cas pour les « petits Montmorency » bien qu’ils ne l’aient jamais été formellement ce qui, en soit, constitue un phénomène aussi remarquable qu’exceptionnel. L’apparition des premiers « militaires » aux alentours de 1785/1786 coïncide avec la création des troupes légères, Chasseurs à pied entre autres, et suscita d’emblée un vif engouement dans ces nouvelles unités et même dans les troupes provinciales, particulièrement dans le milieu des gradés, alors que leurs homologues des troupes de ligne semblent être restés attachés à l’épée, alors du modèle de 1767, symbole traditionnel de leur condition. Peut-être auraient-ils été réglementés d’une façon ou d’une autre si les évènements n’avaient pas connu le cours qu’ils prirent après 1789 et leur précipitation rapide qui conduisit à l’apparition des « politiques » qui devint vite aussi incontrôlable qu’anarchique dans sa profusion. S’il en subsiste tant encore de nos jours, et souvent bien complets et en relativement bon état de conservation dans cette dernière catégorie, c’est sans doute qu’ils ne semblent guère avoir été employés au combat ou en campagne mais plutôt dans des circonstances plus « associatives » et « polémiques » comme les affectionnaient les « sections et clubs patriotiques » des temps de la Terreur. Leur disparition progressive coïncida du reste assez vite après Vue du fourreau seul, côté bouton de la chape et de l’autre côté. la clôture de cet épisode douloureux de la Révolution. Les militaires, par contre, connurent une certaine pérennité puisqu’ils figurent encore sur certains états récapitulatifs des matériels et armements peu avant la fin de l’Empire. L’exemplaire ici évoqué semble en être un bon représentant. Vraisemblablement fabriqué antérieurement à 1789, il aura donc traversé un quart de siècle de Grande Histoire et deux siècles de paisible retraite sans trop prendre de rides, précieux témoin de son temps, époque charnière de notre histoire nationale, et c’est un peu là son meilleur intérêt. Gardes Nationaux en 1790. Noter les sa
 

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